Réf. PR-01760
Alors que les leviers « traditionnels » (augmentations, primes et promotions) ne sont plus de mise, le manager doit travailler ses fondamentaux et s’adapter constamment aux aléas pour garder son équipe motivée. Robert Half, spécialiste du recrutement temporaire et permanent propose quelques règles d’or pour les managers.
1/ « Clairement tu communiqueras »
Le manager doit porter une attention obsessionnelle à l’efficacité de sa communication. Un moyen simple pour s’assurer de la limpidité du message à délivrer est de lui appliquer la règle anglo-saxonne des 5 W : répond-il bien aux questions qui/quoi (Who/What), quand (When), où (Where), comment (hoW), pourquoi (Why). Un message incomplet risque de laisser la place aux doutes. Le manager accordera une attention particulière au « pourquoi » car s’il est mal expliqué/compris, il y a de très gros risques de démotivation et de baisse de créativité.
2/ « Même si les décisions à prendre sont difficiles, tu les prendras »
Et vite ! Car le temps est encore plus précieux. Dès que possible, le manager informe l’ensemble de ses collaborateurs au même moment (pour éviter les bruits de couloir). Il prend soin d’expliquer de façon très concrète et factuelle les raisons : par exemple l’annonce d’une réduction des coûts s’accompagne de son montant exact et passe d’autant mieux si on explique qu’elle permet d’éviter des choix bien plus douloureux (licenciements, par exemple). Le manager choisit avec soin les conditions de l’annonce (lieu, moment, mots utilisés…) pour que son message soit écouté. Et surtout, sa mise en application sera rapide : pas de place à l’incertitude !
3/ « Toujours concentré sur les résultats, tu resteras »
Alors que les marges de manoeuvre se réduisent comme peau de chagrin, il convient de ne pas hésiter à fixer des objectifs à court terme (quitte à en fixer plus souvent), et à les rappeler beaucoup plus régulièrement. Il faut se concentrer sur le « core business » et guider pas à pas ses équipes : la dispersion n’est plus permise et les voies de développement incertaines attendront la sortie de crise pour être explorées. C’est aussi donner l’exemple à ses troupes de montrer que l’on ne se laisse pas déconcentrer. Il est rassurant pour une équipe de constater qu’il y a bien un pilote dans l’avion.
4/ « Flexible, tu demeureras »
Le manager mettra en oeuvre la politique du libre accès (principe de gestion selon lequel les employés ont accès à leurs supérieurs hiérarchiques quand ils le désirent). Ses équipes doivent clairement sentir qu’il est particulièrement accessible/disponible et proche de chacun. Il doit écouter les doutes, entendre les questions et favoriser la naissance des idées. En temps de crise, les rôles s’inversent : un manager doit se mettre au service de son équipe pour l’aider à atteindre les objectifs, lui montrer concrètement la marche à suivre et être présent dans l’opérationnel pour désamorcer immédiatement tout découragement.
5/ « L’esprit d’équipe, tu entretiendras »
Le manager doit maintenir son équipe soudée coûte que coûte. C’est en équipe que l’on relève les défis et que l’on trouve les solutions. Donc place aux échanges, aux brainstormings qui vont stimuler dynamisme et créativité. Si on n’a pas de réponse immédiate, il convient de le dire et de revenir ensuite sur le sujet : la sincérité est toujours appréciée et en temps de crise, il n’est pas crédible d’affirmer pouvoir résoudre tous les problèmes.
6/ « Une pression trop forte, tu ne mettras pas »
Il y a une marge étroite entre guider/stimuler une équipe et la pressuriser : il convient de trouver un juste milieu. Le manager doit veiller à créer des « bouffées d’oxygène » informelles (comme des pauses auxquelles il participera, et où seront entretenus les échanges ne portant pas sur les objectifs) ou plus formelles (c’est le moment de mettre en place des incentives qui participent à l’entretien de l’esprit d’équipe, avec à la clé des récompenses comme une journée de congé supplémentaire ou un évènement convivial comme un déjeuner d’équipe). Le manager n’oubliera pas aussi de remercier en public chacun et personnellement pour ses efforts (pour mémoire, les critiques ou les mises au point se font en tête-à-tête).
Pour conclure, il ne faut pas oublier que le seul avantage compétitif durable, c’est une équipe concentrée sur les objectifs à atteindre, motivée et investie !
A propos du groupe Robert Half :
Robert Half International a été élue entreprise où il fait bon travailler par Best Workplaces édition 2008.
Son site Internet : www.roberthalf.fr
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