Réf. PR-01835
Pour la 3ème année consécutive, Robert Half a mené une enquête auprès de plus de 4 800 Directeurs des Ressources Humaines (DRH) et Directeurs Financiers (DAF), en charge du recrutement, dans 21 pays dans le monde dont 12 européens en février et mars derniers.
Cette étude met en exergue les modifications structurelles opérées dans les départements financiers et comptables conséquemment à la crise.
Cette étude montre également qu’en théorie, la crise devrait faciliter les recrutements, il s’avère que dans la pratique, les employeurs européens semblent avoir toujours autant de mal à identifier et à recruter des candidats compétents et expérimentés dans le domaine de la comptabilité et de la finance. En conséquence, les délais et processus de recrutement semblent également s’allonger.
Quel est l’impact de la crise sur les départements financiers et comptables et sur leurs recrutements ?
40% de l’échantillon total des DRH et DAF interrogés estime que la structure de leurs départements financiers et comptables a du s’adapter à l’évolution économique au cours de l’année en cours dont 60% en France et à Hong-Kong, 56% au Brésil et 53% en République Tchèque et à Singapour. A contrario 81% des DRH et DAF à Dubaï, 74% au Luxembourg et 68% en Hollande n’ont noté aucun changement lié à la crise.
La situation économique a également entraîné : plus de stress et une charge de travail plus importante à parts égales et pour 39% de l’échantillon total, la baisse du moral pour 24%, plus d’heures supplémentaires pour 17% et un turnover plus important pour 11% ; alors que 29% n’a ressenti aucun impact de la crise (69% à Dubaï et au Luxembourg – 10% en Italie).
Focus sur la France :
(Pour 14%, pas d’impact)
Olivier Gélis, Managing Director de Robert Half International France déclare : « Le contexte économique ne peut qu’inquiéter les salariés. Les managers doivent anticiper questions et angoisses en apportant un soin particulier à leur communication : qualité des informations et régularité sont de mise. Ils doivent également s’efforcer de rétablir l’équilibre des missions confiées à leurs collaborateurs pour éviter le surmenage et s’assurer que la priorité est bien donnée aux projets stratégiques. »
Pour optimiser la gestion du personnel dans ce contexte, 70% des dirigeants des départements financiers et comptables ont opéré des changements (90% à Hong-Kong - 30% à Dubaï) tels que pour 39% la redistribution du travail (56% à Singapour – 13% au Luxembourg), pour 31% l’augmentation de la communication entre les managers et les équipes (46% en Irlande – 24% aux Etats-Unis), pour 30% l’ajournement de projets (47% à Hong-Kong – 12% au Japon), pour 12% un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle (30% au Brésil – 4% en République Tchèque et en Hollande), pour 11% le recours à l’intérim ou au management de transition (24% à Singapour – 2% en République Tchèque).
79% des DRH et DAF français remarquent ces changements :
Certains profils restent « pénuriques »…
57% des personnes interrogées (dont 69% en France) éprouvent des difficultés à recruter des candidats compétents – particulièrement dans les domaines de la direction financière (11%), du contrôle de gestion, de la comptabilité, de l’analyse financière (8%) et de la trésorerie (7%). Les postes les plus difficiles à pourvoir dans le monde sont ceux de DAF (16%), analyste (17% tout niveau d’expérience confondu) contrôleur de gestion (15% tout niveau d’expérience confondu).
En France, palmarès des domaines où les recrutements sont difficiles …
… et des 4 métiers les plus délicats à pourvoir :
Olivier Gélis explique : « Il subsiste, encore cette année, des obstacles importants à l’identification et au recrutement de profils hautement qualifiés dans le domaine de la finance et de la comptabilité. Compte tenu du contexte économique actuel, les entreprises doivent – plus que jamais – s’appuyer sur des professionnels expérimentés pour occuper les fonctions de contrôleur de gestion, d’auditeur, de trésorier et même de comptable. Elles doivent pouvoir compter sur les compétences de professionnels particulièrement aguerris aux techniques d’optimisation des coûts et des flux de trésorerie. »
…et les processus de recrutement s’allongent
A l’échelle des 21 pays consultés, le recrutement d’un employé nécessite en règle générale 6 à 10 semaines (21% contre 19% l’an dernier), 4 à 5 semaines (19% - idem année passée) et 2 à 3 semaines (15% contre 19% en 2008). C’est majoritairement en 2 rendez-vous (31% - idem année passée) que se déroule le recrutement voire en 3 (22% contre 20% en 2008).
Recruter un encadrant, en revanche et sans surprise, sera plus long, s’étalant en moyenne sur 6 à 10 semaines (22% contre 23% l’an dernier) ou 4 à 5 (15% contre 17% en 2008) et même en 11 à 20 semaines (13%). Ce recrutement s’effectue dans l’ensemble à l’issue de 3 entretiens (27% contre 26% l’année passée), ou de 2 (20% contre 21% en 2008). Dans 11% des cas, 5 entretiens ou plus sont requis.
Olivier Gélis commente : « À l’heure où les entreprises redoublent d’attention sur des problématiques aussi importantes que le contrôle de gestion, l’audit interne, l’optimisation des flux de trésorerie, elles peuvent se heurter à des obstacles plus importants que prévu lorsqu’il s’agit de recruter des profils pointus et très demandés sur le marché. Des délais de recrutement plus longs peuvent également traduire la volonté des entreprises de prendre le temps d’étudier plus en détail chacun de leurs investissements. »
Quelles sont les compétences les plus recherchées ? Tout d’abord une expérience dans le secteur d’activité de l’entreprise (65%), puis un savoir-faire en conformité réglementaire (42%) et enfin des connaissances juridiques (27%).
En France, on recrute en finance-comptabilité :
Les caractéristiques les plus appréciées sont : l’expérience dans le secteur d’activité de l’entreprise (54% contre 65%), ses connaissances juridiques (49% contre 56%) et son expertise en conformité réglementaire (45% contre 50%).
Olivier Gélis, Managing Director de Robert Half International France conclut : « Alors que 53% des répondants se déclarent inquiets ou un peu inquiets du départ de certains collaborateurs dans les 12 prochains mois, ce sont 66% des DRH et DAF en France qui ressentent cette crainte. En période de crise, il est plus que crucial de fidéliser ses meilleurs éléments (notamment en vue de la reprise économique) et de réussir ses recrutements en identifiant des candidats compétents, qui restent toujours difficiles à identifier malgré les apparences. »
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