Tour d’horizon des conditions de travail chez nos voisins européens

Par Robert Half 27/11/2015

Notre marché du travail est en pleine mutation et l’Europe n’y est probablement pas pour rien. Elle nous met face à de nouveaux modèles qui semblent lui sourire et que nous avons de plus en plus envie de connaître, voire d’adopter. Temps de travail, conditions, attentes…nous avons décrypté quelques axes de comparaison.

Le temps de travail en Europe : Français gagnants ?

Selon une étude de Co-rexecode qui s’intéresse à la durée de travail à temps complet en Europe, la France fait partie des pays où l’on travaille le moins avec la Finlande. En effet, les Français passeraient 1679 heures effectives par an sur leur lieu de travail. A l’inverse, les Roumains, Grecs, Polonais ou encore les Anglais sont en tête de peloton. Au Royaume-Uni, ils travaillent en moyenne, 177 heures de plus par an que les Français.

Mais attention certains facteurs viennent tempérer ces chiffres français :

Il faut garder à l’esprit que l’étude ne s’intéresse qu’au travail à temps complet, alors que dans certains pays le travail à temps partiel est beaucoup plus commun, C’est par exemple le cas de la Suède.

Par ailleurs, les résultats obtenus sont toujours très différents d’une étude à l’autre. En effet, une enquête menée par Regus a montré qu’un Français sur deux reste 9 heures (et plus) sur son lieu de travail. Et en 2008, l’INSEE avait établi que la durée hebdomadaire de travail en France était de 41h et non 35h.

Vient s’ajouter un fait commun à l’ensemble des travailleurs européens : celui de la porosité entre vie professionnelle et vie personnelle. Nombreux sont les salariés européens qui continuent de travailler régulièrement, chez eux, le soir, le week-end et parfois pendant les vacances.

L’Open space gagne du terrain ! Plus doucement en France

L’open space, espace de travail ouvert, est une réalité pour la majorité des salariés au Royaume-Uni, en Espagne, en Suède ou en Hollande. Selon, le 5ème baromètre Actineo : 73% des salariés au Royaume-Uni ou encore 71% des salariés en Espagne travaillent dans un open-space. Ces espaces, toujours plus décloisonnés pour permettre une meilleure cohésion et une hausse de la productivité seraient controversés…En France, l’Open Space suscite quelques critiques mais se développe toujours plus chaque année. Pourtant, 55% de salariés français continuent de s’installer chaque jour dans un bureau même séparé dont 22% dans un bureau individuel.

Le télétravail en Europe, toujours des réticences  

Le télétravail est la grande tendance de ces dernières années. Mais les pays sont plus ou moins rapides à l’intégrer dans leur culture. Ainsi, si les 3/4 des salariés continuent de se rendre au bureau chaque matin en France, en Espagne et en Allemagne, ils ne sont plus que la moitié à le faire en Suède où le télétravail est une pratique beaucoup plus développée.

Le télétravail n’est pas non plus considéré de la même manière dans les différents pays européens. En France, cela reste un privilège accordé à quelques salariés. Alors que dans certains pays, le télétravail est un droit inscrit dans le code du travail. Comme en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.

condition de travail Europe

Les conditions de travail : des besoins différents

Le 5ème baromètre Actineo a aussi analysé les conditions de travail des européens. D'emblée, certaines disparités apparaissent clairement. Par exemple, pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions, les Néerlandais ont besoin de calme, pour les Britanniques et les Espagnols, il est essentiel que l’aménagement du bureau soit optimal. Pour les français, c’est la relation avec les collègues qui prime, l’ambiance au travail.

Les attentes : qualité des missions et de vie, pour nous

Les travailleurs européens ont des attentes très différentes. Pour les Néerlandais, le niveau de salaire est déterminant. Alors que les Allemands et les Français accordent une importance nettement supérieure à la qualité des missions proposées par leur hiérarchie.

La toute dernière étude de l’Observatoire Actineo sur les salariés Français montre aussi que la qualité de vie au travail est essentielle : ils sont 41% à citer cet élément comme étant important. Par contre, les Français accordent un intérêt moindre aux formations proposées par leur entreprise : 3% seulement des salariés interrogés les considèrent aujourd’hui comme un élément déterminant. 

 

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