Effet Dunning-Kruger : comment gérer les personnalités difficiles au travail ?

Par Robert Half 19/03/2019

Charles Darwin « l’ignorance engendre plus facilement la confiance que ne le fait la connaissance. »

Avez-vous un collègue peu expérimenté et/ou peu qualifié, persuadé d’être un expert absolu dans tous les domaines ? Croyez-le ou non, ce type de personnalité est pathologique et plus connu sous le nom d’effet Dunning-Kruger, ou effet de surconfiance. Concrètement, les personnes concernées sont convaincues d’être beaucoup plus compétentes qu’elles ne le sont en réalité. Comment composer avec ce genre de personnalité nuisible dans l’environnement professionnel ?

Effet Dunning-Kruger : qu’est-ce que c’est ?

Être incompétent mais penser cartonner dans son travail est un phénomène bien connu, appelé effet Dunning-Kruger. Chez les sujets concernés, une dissociation s’est installée entre ce qu’ils pensent savoir et maîtriser, et ce qu’ils savent et maîtrisent réellement.

Dans le cadre professionnel, un collaborateur atteint de cet effet de surconfiance pense sincèrement réaliser un travail de grande qualité, alors que ses collègues sont obligés de repasser constamment derrière lui.

Travailler avec des collaborateurs touchés par l’effet Dunning-Kruger peut s’avérer extrêmement frustrant et éprouvant, surtout sur les projets qui nécessitent un travail d’équipe abouti. L’impact sur l’entourage professionnel est réel :

  • augmentation du niveau de stress ;
  • diminution de la productivité ;
  • qualité de vie au travail compromise.

Dans les cas les plus extrêmes, cela peut même aller jusqu’à nuire à la carrière et pousser à changer d’entreprise.

Ceci étant dit, l’impératif de collaborer avec des personnalités difficiles ne peut pas être le seul motif de départ d’une entreprise. Il est donc crucial d’apprendre à gérer ce type de collaborateurs, pour ne pas avoir à subir leur comportement au quotidien.

Plus facile à dire qu’à faire : il est important de ne pas s’énerver, et de vérifier si le salarié en question a bien compris ce qui était attendu de lui.

Essayez de lui faire comprendre le problème posément, en s’appuyant sur des faits. En dernier recours, n’hésitez à alerter le manager de votre collaborateur.

Autres types de collaborateurs difficiles : comment s’en sortir ?

Les personnes concernées par l’effet Dunning-Kruger ne sont pas les seules personnalités avec lesquelles il peut être difficile de travailler.

Voici les plus répandues dans l'entreprise :

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  • Le collègue négatif

Il ne voit jamais le bon côté des choses, il a problème ou une contrainte à chaque solution et tire tout le monde vers le bas. Il passe son temps à se plaindre de son travail, de ses collègues, et de son manager. Le collaborateur négatif ne se sent pas investi dans l’entreprise et sa stratégie, et a tendance à s’énerver sans vraie raison. Pour gérer ce genre de collègues, mieux vaut ne pas aborder de sujets trop profonds. Privilégiez des thèmes légers, et faites attention de ne pas rentrer dans des argumentations à rallonge puisque, de toute façon, le négatif n’est a priori pas prêt à changer d’avis.

Vous vous sentez désemparé face à un collègue, au point que parfois vous venez au travail à reculons à cause de lui ? Pas de doute, vous travaillez avec un tyran. Ce type de collaborateur n’hésite pas à critiquer les autres publiquement, à répandre des rumeurs, à saper le travail de ceux qu’il considère comme ses rivaux, voire à s’attribuer le mérite de leurs réussites. La base pour gérer ce type d’individus est de se fixer une limite de ce que vous jugez tolérable de leur part. Si cette limite est franchie, vous devez agir, quitte à aller à la confrontation directe. Documentez au maximum les comportements déplacés pour avoir des preuves à transmettre à votre hiérarchie et aux RH, au besoin.

  • Le paresseux 

Ce type de collègue a la fâcheuse habitude d’arriver systématiquement en retard, de partir tôt ou de répondre tardivement aux emails. Il passe ses journées sur son téléphone ou à traîner sur les réseaux sociaux, et est incapable de se concentrer sur une tâche plus de quelques minutes. Leur contribution au sein de l’équipe se résume donc au strict minimum. Avec ce type de personnalité, il est important de fonctionner avec des deadlines courtes et des objectifs segmentés au maximum. Plus que quiconque, il doit comprendre quel est son rôle exact et ce qu’on attend de lui, pour éviter qu’il ne s’éparpille. Au besoin, un recadrage formel sera nécessaire.

  • Le collègue envahissant

Un collègue envahissant se distingue par une personnalité dominante. Il aime s’entendre parler. D’instinct, il se mettra au centre des conversations et, même s’il peut en effet avoir de bonnes idées, il ne laisse de toute façon pas l’opportunité aux autres de partager les leurs. La patience est la clé pour gérer ce type de collaborateur. Posez des limites claires pour ne pas vous laisser déborder.

 

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