Générations et culture du travail : une association un peu clichée ?

Ce ne sont pas tant les jeunes générations qui sont en train de changer la culture travail. C’est plutôt l’évolution de la société. Des « geeks » de 40 ou 50 ans affichent aujourd’hui les mêmes attentes que de « jeunes » développeurs informatiques. Tout est une question d’attitude. On a bien en tête ces clichés quand même un peu vrais sur les caractères des Y et Z : curieux, impatients, dotés d’une excellente opinion d’eux-mêmes, dans une recherche constante du plaisir… Au-delà de ces généralités, une chose semble certaine : les nouvelles générations changent la donne dans l’entreprise. Ils veulent travailler autrement.

Une nouvelle culture travail en 4 points

  1. Des individus qui veulent brûler les étapes : pourquoi resterais-je plus d’un ou deux an(s) au même poste ? Pourquoi ne suis-je pas directement intégré à ce projet ?
  2. Des individus ayant soif de reconnaissance : je veux avoir des feedbacks réguliers sur ma manière de travailler et je veux qu’on me félicite lorsque je fais quelque chose de bien !
  3. Des individus qui en ont marre de la hiérarchie : je ne veux pas un manager qui me drive mais un coach qui me conseille et m’aide à progresser.
  4. Des individus qui veulent être autonomes : je veux avoir un impact et, puisque je suis sur le terrain, c’est moi qui suis le mieux placé pour prendre des décisions !

Pour des entreprises verticales, avec tout un historique de management hiérarchique et des processus très cadrés, intégrer ces mentalités demeure un peu compliqué.

Générations

Pourquoi cette évolution ?

Le digital est largement responsable de la nouvelle culture travail. L’accès total à l’information, le fait de pouvoir se connecter facilement avec n’importe qui, n’importe où et n’importe quand, la possibilité de créer sa boite sans pratiquement débourser un centime… Cela entraîne d’autres attentes et d’autres comportements.

Prenons la séparation vie privée/vie professionnelle, jusqu’ici considérée comme fondamentale. Pour les jeunes générations, qui veulent être engagées dans leur travail (un boulot qui a du sens, une entreprise qui partage mes valeurs), ces frontières ne sont plus tellement importantes. Si j’aime mon boulot, pourquoi ne pas avoir mes mails pros sur mon téléphone perso ? En revanche, en contrepartie de cet engagement, le salarié attend plus de services et de facilités (congés parentaux, crèches d’entreprise, home office…).

Rappelons que les nouvelles générations sont nées à des époques de chômage de masse (et ça ne s’est pas vraiment arrangé depuis) et elles n’ont donc rien à perdre. La société est instable alors autant s’amuser et se faire plaisir, découvrir, progresser ! De fait, le travail est un produit. Ce produit me plait, je le garde. Il ne me plait plus, je le jette.

Attention, tous les Y et Z ne sont évidemment pas des mercenaires ou des démissionnaires. Mais ce qui est certain, c’est que leur engagement (donc leur performance) dépendra de ce que l’entreprise met à leur disposition : quelle culture interne ? quels challenges ? quelles formations ? quelles évolutions ? quelle autonomie ? quelle confiance ?

Romain Giry, journaliste Agence Morse

 

 

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Tags: Génération

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