Les pires erreurs en entretien selon les dirigeants français

Par on 08/06/2022

Pour tous les candidats, l’entretien d’embauche demeure un moment clé : celui où l’on emporte la conviction. Si les risques de mauvais pas sont nombreux, certaines erreurs sont davantage préjudiciables que d’autres. Robert Half a interrogé plus de 300 dirigeants français sur les fautes les plus graves qu’un candidat puisse, selon eux, commettre.

Mentir lors de l’entretien : l’erreur la plus rédhibitoire

44 % des dirigeants interrogés par Robert Half citent les mensonges, sur un CV ou en interview, comme l’erreur la plus susceptible de mettre fin prématurément à un processus de recrutement. S’il peut être tentant d’embellir la réalité, voire de mentir sur ses expériences, pour apparaître sous son meilleur jour, les risques sont considérables : contradictions pendant l’entretien, incohérences avec le CV et le profil LinkedIn, vérification du parcours et des références par le recruteur, les chances d’être percé à jour sont élevées.

La malhonnêteté est intolérable pour les dirigeants qui doivent pouvoir faire confiance à leurs collaborateurs. Le simple fait de se tromper sur son CV instille du doute et rebute un tiers des dirigeants interrogés ! 

Citation Fabrice Coudray

Être en retard : un mauvais signal d’entrée de jeu

Le fait d’arriver en retard à un entretien est cité par 42 % des dirigeants parmi les erreurs les plus importantes. Être en retard, c’est donner un mauvais signal dès le départ : un manque d’investissement, d’organisation ou de fiabilité. Cela peut aussi donner l’impression que le candidat, une fois embauché, manquera de ponctualité.

Fabrice Coudray, commente : « On peut toujours avoir une bonne raison d’arriver en retard ; encore faut-il pouvoir le justifier. Mais, les recruteurs auront tendance à penser que le candidat aurait dû prendre ses dispositions pour anticiper les imprévus et arriver à l’heure – c’est-à-dire légèrement en avance. Ils interprètent souvent le retard comme un manque de respect. »

Dénigrer son ancien employeur : un effet miroir qui déplaît

Dénigrer son ancien employeur laisse entendre aux dirigeants que le candidat a pu avoir une relation conflictuelle dans le passé et que cette situation pourrait se reproduire au sein de son entreprise. Par ailleurs, le dirigeant pourrait imaginer que le candidat, une fois qu’il aura quitté l’entreprise, pourra ternir la réputation de cette dernière ou le dénigrer lui-même.

Les pires erreurs des candidats en entretien selon les dirigeants français - Etude Robert Half

Comment éviter les erreurs en entretien ?

Les conseils de Fabrice Coudray, expert du recrutement de cadres dirigeants : « De manière générale, les dirigeants et recruteurs apprécient que les candidats soient préparés et se montrent motivés lors de l’entretien d’embauche. N’oublions pas qu’un entretien d’embauche est un moyen pour le recruteur d’imaginer la future relation de travail. Mon conseil : préparez votre rendez-vous et soyez naturel. Il faut aider les recruteurs à se projeter pour créer le déclic !"

Outre les erreurs déjà citées, les dirigeants mentionnent aussi :
- des candidats qui ne poseraient pas de question (22%)
– prenez des notes lors de vos entretiens !
- des candidats qui ne porteraient pas une tenue vestimentaire appropriée (28%)
- des candidats qui n’auraient pas effectué de recherches au sujet de l’entreprise avant l’entretien (28%).

Méthodologie de l’étude

Enquête réalisée en ligne au mois de février 2022 auprès de 300 dirigeants français (directeurs généraux, directeurs administratifs et financiers, directeurs des systèmes d’information, ayant des responsabilités en matière de recrutement), issus d’entreprises de toutes tailles des secteurs privés et publics.

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