Organisation horizontale en entreprise : bonne ou mauvaise idée ?

Par Robert Half on 14/01/2020

Les structures de travail plates, au sein desquelles les échelons hiérarchiques sont réduits au maximum, ont de plus en plus la cote ces dernières années. Simple effet de mode ou nécessité de transformation indispensable des organisations de travail conventionnelles ?

Le point sur les atouts et les limites de l’organisation horizontale en entreprise.

Qu’entend-on par organisation horizontale ?

Une structure de travail horizontale prend le contrepied du modèle hiérarchique traditionnel, qui repose sur une verticalité dans les rapports de travail, où ce sont la direction et les managers qui prennent les décisions. Ces décisions sont ensuite suivies par les collaborateurs dont le niveau hiérarchique est inférieur.

Dans une organisation horizontale (ou transversale), le travail se fait par équipes ou projets, dans des cercles de travail, où tous les collaborateurs participent au même niveau à la croissance de l’entreprise et à son innovation. Tout repose sur la coopération et le manager devient un « facilitateur », un accompagnateur.

Cette nouvelle approche de management s’applique bien à de petites structures, de type start-ups, mais peut tout à fait trouver du sens dans des organisations plus importantes, pour faciliter la mise en place de modes de travail collaboratifs.

Les bénéfices d’une organisation transversale

Adopter une organisation de travail horizontale, même si ce n’est que sur certains projets, présente de nombreux avantages :

  • C’est un excellent moyen d’améliorer la flexibilité dans la prise de décisions : moins de paliers doivent être franchis pour faire bouger les choses.
  • Cela permet d’augmenter l’implication des salariés : ils sont désormais partie prenante dans le développement de certaines stratégies, ce qui est fondamental pour fidéliser les équipes. Par ailleurs, cela peut être l’occasion de révéler le potentiel de certains collaborateurs.
  • La cohésion entre les équipes est renforcée : la communication entre les différents départements acteurs du projet étant favorisée, quel que soit leur niveau hiérarchique, cela facilitera la connexion entre les personnes. Cette démarche est beaucoup plus efficace que le simple décloisonnement des bureaux par exemple.
  • Les projets transversaux ont souvent une issue bien plus performante que les projets classiques, car un plus grand nombre d’expertises est mis à contribution.
  • Travailler au sein d’une structure horizontale permet enfin une meilleure transparence auprès des équipes dans la conduite des opérations de l’entreprise.

Organisation horizontale : quelles limites ?

Une organisation de travail transversale n’est pas non plus dénuée de points faibles :

  • Qui dit organisation horizontale ne dit pas pour autant que l’on ne doit plus travailler avec un certain cadre : il ne faut pas l’oublier, au risque que cela tourne au fiasco. Des règles précises doivent régir l’organisation, ainsi qu’un code moral et éthique, pour que tout le monde collabore en bonne intelligence.
  • Les managers, devenus des « coordinateurs », doivent être en phase avec leur nouveau rôle, à savoir faciliter la vie des collaborateurs dont ils ont la charge, et être le relais de communication entre eux et la direction. Une formation et un suivi par des coachs spécialisés sont essentiels pour les accompagner dans cette nouvelle définition de leur fonction.
  • L’organisation horizontale peut parfois entraîner un manque de vision claire. Pour éviter cela, les décideurs finaux doivent être clairement identifiés.

Les clés du succès pour mettre en place une organisation de travail transversale

Voici quelques incontournables si vous souhaitez développer une structure de travail horizontale :

  • Soigner la communication : c’est la priorité absolue, surtout lors de périodes de transformation. C’est la garantie de diffuser la vision de l’entreprise à tous et que les objectifs soient connus et compris par l’ensemble des collaborateurs. Par ailleurs, c’est également l’une des clés pour favoriser l’adhésion des équipes.
  • Déléguer avec pertinence : au sein d’une structure transversale, chacun aura voix au chapitre mais cela n’empêche pas de désigner une personne d’autorité à qui les collaborateurs pourront se référer.
  • Ce référent pourra accompagner son équipe, notamment dans la résolution des conflits éventuels, mais aussi pour s’assurer que les règles fonctionnelles soient respectées par tous. Les salariés ne doivent pas se sentir livrés à eux-mêmes.
  • Conserver un cadre clair : même dans une structure où l’autonomie est favorisée, l’environnement de travail doit rester cohérent, afin que l’efficacité soit au rendez-vous.

 

Nous sommes des experts du recrutement !

Découvrez nos offres d’emploi

Postulez

Articles récents