Processus de recrutement: liste des "A ne pas faire !"

Les "Dont's" en process de recrutement

Oui, vous aimez bien vous vautrer sur une chaise. Chez vous, pas de problème mais en entretien d’embauche, c’est le genre d’attitude qui fait nettement basculer les choses en votre défaveur. Avec Fabrice Coudray, directeur chez Robert Half, nous passons en revue les comportements et les pratiques à ne surtout pas adopter lors d’un processus de recrutement.

« Nous avions un emploi d’assistante de direction pour le PDG d’une grande entreprise. Nous avons sollicité une candidate pour passer un entretien avec le PDG, lequel disposait exceptionnellement d’un créneau de trente minutes. C’était l’occasion ou jamais ! Hélas, la personne est arrivée plus de 20 minutes en retard. Quand je lui ai demandé une explication, elle m’a raconté avoir été prise d’un doute au sujet de ses chaussures et être retournée chez elle pour en changer. Au final, elle a raté le job. Cette anecdote porte à mon sens une leçon : non seulement il faut se préparer suffisamment en avance mais surtout il convient à un moment d’arrêter de se poser des questions et d’y aller » rapporte Fabrice Coudray.  

La question de - l’apparence professionnelle- est importante car celle-ci peut être directement et intimement reliée à l'authenticité. Exemple : un nœud de cravate mal fait ou une cravate tout juste sortie de la naphtaline sont des éléments perçus par un recruteur : si celui-ci peut apprécier l’effort, et également avoir l’impression que vous n’êtes peut-être pas très authentique...

Ne pas mentir !

C’est un grand classique : pour décrocher un salaire plus élevé, on va gonfler son salaire actuel ou dire « je suis entre 50 et 65k€ ». Tout mensonge ou approximation est disqualifiant, notamment si celui-ci est découvert. « Clairement, le candidat ne doit pas craindre d’exprimer son opinion : s’il estime être sous-payé, il doit le dire et se justifier. Par exemple, en s’appuyant sur des études comparatives de salaire ou en expliquant que l’entreprise où il était a rencontré des difficultés financières entraînant la stagnation de sa rémunération » précise-t-il.

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Refuser de communiquer ses références

« Je ne vous communique pas mes références tant que vous ne me faites pas une proposition ». Cette phrase, tous les recruteurs l’ont déjà entendu. C’est clairement un mauvais calcul. Là encore, les candidats peuvent avoir leur raison, comme une mauvaise relation avec le manager actuel. « On n’est pas obligé de fournir tous les contacts des personnes avec lesquelles on a travaillé, mais au moins quelques-uns. De plus, les candidats doivent comprendre que : ne pas donner des références installe le doute dans l’esprit d’un recruteur ».

On n'embellit pas ses compétences

Il est très tentant d’embellir la réalité en survendant ses capacités. Le problème, c’est que, d'une part un recruteur professionnel procèdera à un contrôle et que d'autre part, la plupart des processus d’embauche donne lieu à des tests techniques et de personnalité. Au bout du compte, un embellissement exagéré sera mis en évidence. Il est préférable de jouer cartes sur table dès le départ pour ne pas faire perdre le temps du recruteur (et le sien par la même occasion). 

Méfiez-vous de certains comportements

Sous pression ou pour cacher une forme de timidité, certains candidats peuvent se montrer agressifs, hautains, cassants, désagréables… « Au téléphone, on peut avoir un candidat qui nous parle sur un ton sec ou hautain. Si on décide quand même de poursuivre (généralement parce que son profil est très intéressant), on se rend compte la plupart du temps qu’il s’agit d’une sorte de carapace. Derrière un ton prétentieux ou agressif peut se cacher quelqu’un de perfectionniste, de généreux » ajoute Fabrice Coudray.

 

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