82% des DAF pourraient faire appel à un manager de transition en 2016

15/03/2016

Le management de transition se développe aujourd’hui activement dans les entreprises françaises, bien qu’il soit apparu il y a déjà plus de 50 ans dans les pays anglo-saxons...

L’emploi intérimaire est en pleine croissance : après trois ans de recul, il a progressé de 4,4% en 2015 selon la fédération patronale du secteur. De même, le management de transition se développe aujourd’hui activement dans les entreprises françaises, bien qu’il soit apparu il y a déjà plus de 50 ans dans les pays anglo-saxons. Par le passé, associé aux restructurations, il est aujourd’hui davantage lié à la transformation actuelle des entreprises.  Quelles sont les tendances de recrutement de ces profils atypiques pour l’année 2016 ? Robert Half, leader mondial du recrutement spécialisé, livre les résultats d’une enquête exclusive* réalisée auprès de DAF français sur les perspectives d’intégration de ce type particulier de managers au sein de leur structure. 

Amélioration de la performance, transformation digitale, départ précipité d’un cadre dirigeant, situation de crise, les raisons de faire appel à un manager de transition sont multiples. Depuis la crise de 2008, le marché du management de transition est en pleine croissance. D’ailleurs, seuls 18% des interrogés n’ont pas l’intention de travailler avec des managers intérimaires expérimentés au cours des 12 prochains mois. Si ces professionnels hyper-compétents étaient auparavant essentiellement appelés en cas de crise grave, leur domaine d’action s’élargit aujourd’hui.

48% des DAF interrogés disent avoir l’intention de travailler avec des managers de transition pour de la gestion de projet

- 29% pour garantir la continuité de l’entreprise,

- 24% pour la transformation de l’entreprise,

- 14% pour la gestion du changement et enfin

- 13% dans le cadre d’un remplacement ou d’une extension dans le management/la direction. 

Ces managers ont des profils très pointus 

Ce sont des cadres opérationnels et des cadres dirigeants expérimentés qui ont choisi de mettre leurs compétences pour un temps donné au sein d’une entreprise. Ils sont là pour résoudre des situations complexes et/ou apporter une expertise pointue. Ils ont choisi cette forme d’emploi ; ils sont flexibles et peuvent le matin défendre un projet en comité de direction, et l’après-midi effectuer des tâches plus opérationnelles. Bien entendu, cela a un coût pour les entreprises. Mais est-ce que le jeu en vaut la chandelle ? Visiblement, les DAF répondent positivement à cette question.

- 75% des interrogés estiment que les collaborations avec des managers de transition sont efficaces.

- 77% d’entre eux affirment qu’elles sont également rentables.

Sur quels critères leur réussite est-elle évaluée ?

  • Économie des coûts : 41%
  • Amélioration de la productivité & performance : 40%
  • Mise en oeuvre fructueuse du projet : 30%
  • Transfert de connaissances : 29%

Viennent ensuite : la hausse du chiffre d’affaires à 24%, le fait qu’il y ait moins de temps nécessaire pour la période de rodage des salariés à 18%, ou encore leur implication continue et leur approche pratique fructueuse à 13%.

« Les avantages du management de transition sont nombreux. Dans un contexte où de plus en plus d’entreprises travaillent à flux tendu, cela peut leur permettre de s’affranchir des procédures d’un recrutement classique, parfois très lourdes notamment pour des postes stratégiques, et d’éviter les erreurs de casting. Elles recrutent ainsi un cadre hyper-compétent, adaptable et concentré à 100% sur les problématiques de l’entreprise sur un temps donné. Leur flexibilité et leur objectivité déterminent leur valeur ajoutée. C’est également une belle opportunité pour les cadres qui cherchent à être plus indépendants, à donner un nouvel élan à leur carrière. Cela leur offre la possibilité de créer leur propre activité et de travailler autrement » explique Karine Doukhan, Directeur de Robert Half Management Resources.