CV : 47 % des DG et managers reçoivent des CV mensongers

Un CV n’est pas seulement le reflet d’un parcours professionnel. Il est aussi le reflet d’une personnalité, d’une mentalité. 47 % des DG ont refusé un candidat qui avait menti sur son CV.

Un CV n’est pas seulement le reflet d’un parcours professionnel. Il est aussi le reflet d’une personnalité, d’une mentalité. 47 % des directeurs généraux reconnaissent avoir refusé un candidat qui avait menti sur son CV. C’est ce qui ressort d’une étude menée auprès de 300 DG en France. Il s’agit de petits et de grands mensonges qui peuvent finalement avoir un impact sur les performances de l’entreprise.

Des mensonges sur l’expérience et la formation

47 % des DG ont déjà exclu un candidat d’un poste au sein de leur entreprise après avoir découvert des informations fausses ou exagérées dans son CV.

Les candidats confondus mentaient principalement sur leur expérience (55 %) et exagéraient le champ de leurs responsabilités et les tâches qu’ils accomplissaient dans leurs fonctions précédentes (26 %).

53 % des responsables de l’embauche ont également remarqué que les candidats mentaient à propos de leurs diplômes et de leurs qualifications.

Surestimation de ses propres compétences

Par ailleurs, les candidats surestiment fréquemment leurs capacités, comme la connaissance des langues (33 %), mais aussi les compétences techniques (39 %), de direction (16 %) et de gestion de projet (12 %).

A noter : seuls 17 % des DG ont surpris un candidat en train de mentir sur sa rémunération précédente.

Le savez-vous ?

‒ Les DG et managers masculins auraient plus tendance à exclure un candidat après avoir découvert un mensonge dans son CV que les DG et managers féminins (51 % vs 41 %) ;

‒ Les DG et managers de la région Ile-de-France seraient moins conciliants avec le mensonge que leurs homologues du reste de la France (49 % vs 28 %) ;

‒ Si on ment plus en province sur son expérience professionnelle qu’en Ile-de-France (67 % vs 55 %), on ment plus en IDF sur sa formation, ses diplômes, ses qualifications, qu’en province (55 % vs 33 %).

« Mentir sur son CV peut anéantir les chances d’obtenir le poste désiré. Il va de soi que l’on attend d’un candidat qui postule qu’il fasse preuve de transparence et d’honnêteté », déclare Aurélia Defoug – Directrice des activités temporaires Paris-La Défense. Avant de poursuivre : « Enjoliver et à fortiori mentir est déconseillé. Les recruteurs savent très bien que « personne n’est parfait ». Si chercher à se mettre en valeur est légitime, cela n’a rien à voir avec le fait de falsifier, gonfler exagérément ou inventer des expériences, une vie professionnelle… Il ne faut pas oublier que les professionnels du recrutement font de la prise et du contrôle de références une étape obligatoire des processus de recrutement. »

 

* Cette enquête a été réalisée par Robert Half. Les données chiffrées proviennent d’un institut de sondage indépendant et sont basées sur les interviews de plus de 300 directeurs généraux et managers ayant des fonctions de recrutement, dans l’Hexagone, en juillet 2017.