Les « Jobs en or » 2017-2018

lun, 09/25/2017

Chaque année, nous publions le florilège des « Jobs en or », c’est-à-dire ces emplois que les experts chez Robert Half jugent les plus tendances au sein de leur division.

Que vous veniez de terminer vos études ou que vous ayez tout simplement envie de changer d’emploi (42 % des salariés estiment « probable » de quitter leur poste dans les 6 prochains mois), si vous voulez prendre de l’avance sur les autres, c’est ici que cela se passe.

Un job, c’est bien, un job d’avenir, c’est mieux !

Robert Half a donc demandé à chacun de ses directeurs de choisir et d’analyser le métier qui avait le plus le vent en poupe dans leur division respective. Voici leur sélection : les 7 jobs en or (1 par division)

« Notre sélection des « Jobs en or » est un indicateur clé pour les candidats. Alors que les créations d'emplois redémarrent et que les prévisions de croissance sont encourageantes, nous rentrons dans une nouvelle phase : les postulants ont repris les commandes du marché du recrutement. Etre au fait des métiers les plus demandés, et les plus rémunérateurs est un précieux levier au moment de postuler, s’orienter ou se former », souligne Olivier Gélis, directeur général de Robert Half France.

  • 'Job en or’ Finance et Comptabilité en CDI – Le Contrôleur de Gestion Industriel (H/F)

L’analyse de Bruno Fadda, Directeur de Robert Half Finance et Comptabilité :

Dans la famille des métiers du contrôle de gestion opérationnel, le Contrôle de Gestion Industriel nécessite la mise en œuvre de compétences techniques particulièrement poussées au service d’un pilotage pointu de la performance économique d’un ou de plusieurs sites de production.

Combien gagne un Contrôleur de Gestion Industriel ?

Quelle est sa fonction ?

Le Contrôleur de Gestion Industriel fait souvent l’objet d’un double rattachement :

hiérarchique avec le responsable d’un ou plusieurs sites de production ;
fonctionnel avec un responsable de la filière gestion/finance (directeur de contrôle de gestion, directeur financier, contrôleur financier…).

Les fondamentaux de la fonction sont les mêmes que ceux d’un contrôleur de gestion standard :

coordination du processus budgétaire ;
élaboration des reportings, tableaux de bord ;
production d’analyses d’écarts et de recommandations à destination du management de l’entreprise.

De manière plus spécifique, le Contrôleur de Gestion Industriel :

détermine, fiabilise et analyse les prix de revient en utilisant des méthodes de calcul spécifiques (coûts standards, coûts complets, Activity Based Costing…) ;
pilote des indicateurs de performance d’activité (taux de rebut, variance de production, productivité machine et main d’œuvre…) ;
intervient dans les décisions d’investissement (élaborations de scénarii avec calculs de retour sur investissement et optimisation de productivité) et dans la validation des demandes ;
valorise les stocks de matières premières, d’encours et de produits finis, gère les inventaires…

Quel est son profil ?

Diplômé(e) d’une école supérieure de commerce ou d’une formation universitaire du type master 2 en gestion finance. Les doubles cursus école d’ingénieur complétée par un 3e cycle en finance/gestion sont rares, mais particulièrement appréciés ;
Excellentes compétences en matière de détermination des prix de revient industriels et de valorisation des stocks ;
Maîtrise d’un ERP et/ou de systèmes décisionnels.

Quelle évolution de carrière ?

Il peut compléter son parcours en passant par du contrôle de gestion en siège, et donc central, ou évoluer vers un poste de contrôleur financier ou de responsable du contrôle de gestion, voire directeur financier du site de production.

Opportunités/Challenges 2017-2018

Les profils de Contrôleur de Gestion Industriel performants sont particulièrement appréciés sur le marché de l’emploi. Ils sont évidemment recherchés par des sociétés industrielles, mais également par des sociétés de service friandes de leurs compétences analytiques.

  • 'Job en or’ Finance et Comptabilité en intérim – Le Gestionnaire de Paie (H/F)

L’analyse de Gaëlle Marre, Director - OfficeTeam/Robert Half Intérim  ‎

Ce poste est un incontournable de l’administration de l’entreprise. Il est soumis à une forte tension sur le marché, qui manque de profils techniques complets. Au niveau salarial, les entreprises doivent considérer cette tension. Afin de pourvoir leur poste, certaines entreprises sont stratégiques et proposent de monter le gestionnaire en compétences en le formant aux maîtrises des charges sociales. Ce poste demande de la part du candidat une volonté de rester à jour en permanence sur les évolutions législatives et techniques.

Opportunités/Challenges 2017-2018

La complexification croissante de la législation et les projets en discussion font des gestionnaires de paie les plus pointus, des profils très demandés. Les opportunités d’emploi devraient continuer à progresser, les plaçant progressivement en position de force. Nos recommandations aux entreprises sont de cultiver leur attractivité, au travers de propositions de postes polyvalents, des outils à jour et aussi de s’ouvrir aux profils juniors pour les former et les monter en compétences.

Combien gagne un Gestionnaire de Paie ?

Quelle est sa fonction ?

Préparation des éléments variables (primes, décomptes d’heures supplémentaires, acomptes, absence…) ;
Editer et contrôler chaque bulletin de paie ;
Editer tous les journaux post-paies : livre de paie, journal de contrôle, résumé des cotisations et des documents annexes propres à chaque société : suivi des heures, décompte des congés… ;
Etablir la DSN et les charges sociales ;
Gérer l’administration du personnel.

Quel est son profil ?

Il existe peu de formation paies académiques dédiées. Cela peut être soit des profils comptables (comptables uniques ou collaborateur comptable) qui se spécialisent sur la paie, soit des profils RH qui se spécialisent sur la paie.

Quelle évolution de carrière ?

Ce poste peut évoluer vers le management de l’équipe paie, soit vers un poste plus analytique de « Compensation and Benefit Analyst » en grande entreprise, soit vers une fonction plus large en RH.

  • ‘Job en or’ Management Resources – Le Contrôleur Financier de Transition (H/F)

L’analyse de Karine Doukhan, Directrice Robert Half Management Resources :

Le Contrôleur financier combine  les fondamentaux de la  finance (expérience comptable et de gestion), il  est  très polyvalent  dans l’entreprise et peut même travailler sur des projets  transverses de Systèmes  d’information.

Cette polyvalence  attire les ETI et  les grandes entreprises. il évoluera vers  un poste de DAF, direction comptable ou de direction contrôle de gestion, ce qui  lui laisse une belle  ouverture de carrière.

Combien gagne un Controller Financier de Transition ?

Quelle est sa fonction ?

  • La supervision des aspects comptables de l’entreprise ;
  • L’analyse prévisionnelle des comptes financiers ;
  • Il prépare les budgets avec les différents services comptables et financiers ;
  • Il analyse les fondamentaux, comptes de résultat, bilans, effectue des analyses ;
  • Il met en place des procédures financières, dans le but de minimiser les risques dans les entreprises ;
  • Il est impliqué dans la mise en place ou l’optimisation des systèmes d’information financière.

Quel est son profil ?

  • De formation comptable DCG ou DSCG ;
  • Maîtrise des mathématiques financières ;
  • Anglais indispensable et goût prononcé pour l’analyse financière et aimant travailler en mode projet.

Quelle évolution de carrière ?

Ce poste peut évoluer vers des fonctions de direction comptable, direction du contrôle de gestion, analyste financier ou DAF.

Opportunités/Challenges 2017-2018

  • Fonction en vogue, car multi-compétences ;
  • Fonction très appréciée aussi bien dans les grands groupes que dans les PME, ETI, du fait de sa pluralité disciplinaire ;
  • Fonction demandée en management de transition en attendant de recruter un DAF, par exemple.
  • ‘Job en or’ Juridique et Fiscal – Le HR Business Partner (H/F)

L’analyse de Sophie Hauret, Associate Business Director de Robert Half Legal & HR :

Compétitivité oblige, le HR Business Partner est devenu un acteur incontournable au sein des organisations et un partenaire indispensable aux décisions stratégiques. Fédérateur et visionnaire, il décline une stratégie RH à travers une analyse fine de l’organisation, en cohérence avec les objectifs économiques de l’entreprise, tout en intégrant la responsabilité́ sociale dans ses réflexions.

Véritable partenaire des métiers, il maîtrise parfaitement le capital humain, sait anticiper les risques, expliquer et accompagner les changements organisationnels, et détecter les talents qui pourront accompagner le développement du business. Son orientation « résultats » lui permet de se positionner comme un véritable créateur de valeur ajoutée.

Combien gagne un HR Business Partner ?

Quelle est sa fonction ?

  • Apporter un soutien aux managers dans la conduite des relations avec leurs équipes pour donner du sens aux décisions stratégiques ;
  • Elaborer en amont avec les managers les moyens à mettre en œuvre pour adapter les ressources aux besoins du business (métiers et compétences, formation, conduite du changement, Comp&Ben…) ;
  • Garantir le déploiement de la politique RH du groupe auprès des collaborateurs et apporter un support RH lors des projets de transformation/réorganisation ;
  • Conduire les processus de recrutement de son périmètre ;
  • Animer la politique et les actions de développement RH (succession plans, gestion des potentiels et talents…) et piloter les actions de gestion des carrières en conseillant sur les problématiques d’évolution professionnelle (mobilités, rémunération, équité salariale…) ;
  • Travailler en étroite collaboration avec la Direction juridique et veiller au respect des politiques corporate et légales ;
  • Etre acteur de la communauté RH en participant activement au déploiement des valeurs du groupe en interne et contribuer à leur rayonnement externe.

Quel est son profil ?

  • Bagage académique :

Issu d'une formation supérieure en RH (CELSA, IGS, CIFFOP, 3e cycle universitaire en RH) ou école de commerce/IEP avec une spécialisation RH

Compétences :

  • connaissance panoramique du domaine des RH, de la gestion, de la
  • finance et bonne culture économique ;
  • maîtrise des techniques de négociation et bonne capacité́ d’animation et de travail en réseau ;
  • solides bases en droit social, notamment concernant les obligations légales de l’entreprise en matière sociale ;
  • maîtrise des systèmes d’information (+ logiciels/progiciels RH) ;
  • niveau d'anglais courant.

Quelle évolution de carrière ?

La polyvalence du HR BP sur l’ensemble des sujets RH et sa connaissance du business l’amènent naturellement à évoluer sur des fonctions de DRH.

  • ‘Job en or’ Systèmes d’information – L’Ingénieur DevOps (H/F)

L’analyse de Bruno Fadda, Directeur technologies/ SI :

En vue d’optimiser la productivité des systèmes d’information, notamment en ce qui concerne le développement logiciel, un courant s’est imposé dans l’organisation des DSI avec pour objectif d’accroître la fluidité entre le développement et l’exploitation : le DevOps. Les compétences de l’Ingénieur DevOps sont une combinaison entre les métiers du développeur et de l’administrateur système.

Combien gagne un Ingénieur DevOps ?

Quelle est sa fonction ?

 Assurer la mise en place, l’administration et le support des systèmes d’information avec la fluidité comme objectif fondamental :

  •  assurer la fiabilité des processus en réalisant le déploiement régulier des applications ;
  • réaliser des tests continus, et ce très en amont dans la phase de développement logiciel, dans un environnement simulant au mieux celui de la phase de production ;
  • assurer l’intégration de façon continue ;
  • réduire au maximum la boucle d'amélioration ;
  • assurer le monitoring de la production afin de garantir sa qualité.

 Quel est son profil ?

Diplômé d’école d’ingénieur ayant au moins 3 à 5 ans d’expérience dans le développement logiciel ET en administration système.

​Quelle évolution de carrière ?

Manager R&D, directeur cloud et DevOps.

Opportunités/Challenges 2017-2018

Après avoir introduit les méthodes Agile dans leur organisation, les grands groupes (et particulièrement les éditeurs de logiciel) investissent massivement dans la transformation de l’organisation de leur DSI. L’Ingénieur DevOps est le profil le plus prisé dans ce contexte. La clé du succès se trouve dans la veille technologique, notamment en ce qui concerne la gouvernance des données. Le DataOps étant très certainement la phase suivante dans le processus de transformation digitale.

  • ‘Job en or’ Digital – Le Head of Brand Content (H/F)

L’analyse de Christophe de Bueil, Founder and Manager Robert Half Digital :

A l’heure où la proximité avec le client est devenue un enjeu majeur, le digital permet de piloter une vraie stratégie de contenus, adaptés aux marchés locaux. Le Head of Brand Content est un rouage clé, un véritable chef d’orchestre capable de donner de la cohérence globale à l’ADN de marque, tout en laissant les différents marchés arbitrer au mieux leur animation, leurs divers canaux, leur équilibre contenu / support.

 Combien gagne un Head of Brand Content ?

Quelle est sa fonction ?

Opérant chez un annonceur issu d’un business model traditionnel, le Directeur de Stratégie de Contenu (ou "Head of Brand Content") est en charge de piloter toute la stratégie de production de contenu, du storytelling, au sein de l’écosystème digital.

Il est en général plus fréquent de trouver ce poste au sein de société dont l’ADN est forte (luxe, cosmétique, parfums…). Il n’y a pas nécessairement une activité e-commerce à développer ou monitorer.

 Quel est son profil ?

De formation généralement de type école de commerce, ce type de profil n’est pas, à date, issu d’une filière type, même s'il peut aussi venir du contenu, et donc du rédactionnel ou des relations publiques (écoles de journalisme ou de communication).

Très polymorphe, expert des arcanes de l’écosystème digital, il a pu connaître des parcours très variés, en général tout d’abord en agence de communication/RP, puis chez un annonceur désireux d’apporter de la maturité à sa stratégie de contenu, et donc dans la volonté d’intégrer un profil expert directement en interne.

En général, une véritable stature de Head of Brand Content s’acquiert après sept-neuf ans d’expérience.

 Quelle évolution de carrière ?

 Directeur de la communication, le plus souvent.

 Opportunités/Challenges 2017-2018

 Aujourd’hui, communiquer efficacement, entretenir une relation élaborée et personnalisée auprès des clients finaux est devenu un enjeu majeur. Le digital est une formidable caisse de résonance et permet cela. Il est donc devenu vital pour les organisations de se doter de profils capables de piloter cette stratégie en interne, afin d’assurer une cohérence globale entre les différents canaux et d’assurer une expérience "sans couture" aux clients.

  • ‘Job en or’ OfficeTeam – L’Assistant Service Client (H/F)

L’analyse d’Aurélia Defoug, Director OfficeTeam:

L’Assistant Service Client délivre l’image de l’entreprise et est garant de la fidélisation des clients par une bonne écoute, une maîtrise des produits et une résolution des litiges. Il ou elle engage donc directement la satisfaction clientèle, et par conséquent la rétention du chiffre d’affaires de la société.

 Combien gagne un Assistant Service Client ?

Quelle est sa fonction ?

  •  Fidélisation des clients ;
  • Garant de la satisfaction client ;
  • Gestion et suivi des litiges et des réclamations ;
  • Support du service commercial et lien avec l’administration des ventes (ADV) ;
  • Gestion du SAV ;
  • Informe et conseille les clients sur leurs commandes ;
  • Compte rendu des anomalies constatées et reporting.

 Quel est son profil ?

 Bac à bac+2 (BTS NRC ou BTS MUC) ;
Anglais selon la typologie de clients.

 Quelle évolution de carrière ?

 L’Assistant Service Client peut évoluer vers des fonctions managériales (responsable service client) ou vers d’autres services (ADV, commercial, SAV et achats fournisseurs).

 Opportunités/Challenges 2017-2018

 Dans un marché de reprise économique, l’accent est mis sur les fonctions ayant directement trait au chiffre d’affaires et à la croissance de l’entreprise. Le service client est le lien privilégié entre l’externe (les clients) et l’interne (l’ADV), et est donc directement impliqué dans la fidélisation des clients sur le long terme. C’est donc une fonction demandée sur le marché et porteuse d’opportunités pour cette année !

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