Les métiers de la finance : selon un DAF sur cinq, le bonheur n’est jamais abordé dans la fonction financière

13/09/2017

Qu’en est-il du bien-être des DAF, des RAF, des comptables etc. dans l’entreprise ? S’épanouissent-ils dans cet environnement à la réputation difficile ? Nous avons interrogé 200 directeurs et responsables de la finance dans l’Hexagone.

Le Loup de Wall Street, Margin Call, Ma part du gâteau, Wall Street… Quel est le point commun entre tous ces films ? Ils dépeignent tous le secteur de la finance comme un environnement dur, individualiste, et où chacun serait prêt à tout pour réussir…

Mais au-delà des métiers de la finance des marchés, qu’en est-il vraiment du bonheur des DAF, des RAF, des comptables, etc., plus largement dans l’entreprise ? S’épanouissent-ils dans cet environnement à la réputation difficile, qu’en est-il de leur satisfaction ? Nous avons interrogé 200 directeurs et responsables de la finance dans l’Hexagone pour répondre à ce sujet*.

Le « bonheur au travail », tout le monde y aspire, mais combien d’entre nous y accèdent vraiment ? En considération du temps passé au bureau, il semble évident que l’épanouissement professionnel est essentiel au bonheur d’une personne. Ainsi, une autre étude Robert Half, « Le bonheur au travail, tout le monde y gagne »**, confirme que les salariés des secteurs financiers sont 85 % à considérer qu’il est important d’être heureux au travail.

Pourtant, 1 DAF sur 5 déclare que le bien-être au travail n’est jamais abordé dans la fonction financière

  •  Parmi ceux qui indiquent ne jamais aborder ce sujet, ils sont plus d’1 sur 2  à déclarer que le bonheur n’est pas une priorité pour la direction ;
  • Pour 38 % d’entre eux, il n’existe pas de process pour mesurer le niveau d’engagement des collaborateurs ;
  •  Ils sont également 35 % à mentionner que pour eux, ce sujet appartient essentielement aux ressources humaines ;
  • De manière surprenante, ils sont 8 % à penser qu’il n’y a aucun avantage professionnel à l’engagement et au bonheur des collaborateurs.

Ce paradoxe peut s’expliquer par l’évaluation de la responsabilité du bonheur par les DAF et les RAF interrogés**. 41% pensent que l’entreprise et les collaborateurs ont un rôle équivalent dans le bien-être des équipes au travail.

Seuls 10 % des DAF interrogés se considèrent responsables du bonheur de leur équipe.

« La plupart des dirigeants d’entreprise reconnaissent aujourd’hui que le bonheur au travail a un impact concret et direct sur la productivité : la motivation et l’engagement des équipes sont des conditions prouvées de rentabilité. De même, à l’heure où les cadres sont en situation de quasi plein-emploi, la statisfaction des collaborateurs est un élement évident de rétention. Ainsi, il est fort à parier que la place du bien-être au bureau devienne un objectif dans les prochaines années, et cette tendance devra gagner les fonctions financières », explique Bruno Fadda, Directeur Robert Half.

 

* Cette étude a été développée par Robert Half. Les données chiffrées proviennent d’un institut de sondage indépendant et sont basées sur plus de 200 interviews auprès de responsables et directeurs de la finance d’entreprise dans l’Hexagone, en janvier 2017.
** Les données référencées dans cette étude sont les résultats d’une enquête online, menée auprès de 2 000 travailleurs en France par un cabinet de recherche indépendant au cours du deuxième trimestre 2016.
Nous avons posé 30 questions aux 2 000 sondés (entreprises et secteurs variés) sur la façon dont ils se sentent heureux au travail et à quoi ils attribuent ces sentiments.