Les 8 caractéristiques du mauvais manager

Par Robert Half 06/09/2016

Si vous avez pour ambition de devenir patron, manager ou si vous l’êtes déjà, il peut être utile de réfléchir aux attributs et qualités nécessaires pour accomplir au mieux votre mission. Si vous êtes un mauvais manager, vous risquez de vous sentir bien seul. Quel leader êtes-vous ? Vous souhaitez être respecté de votre employeur, des membres de votre équipe et de vos collègues managers. 

On recense de nombreux exemples de managers exceptionnels : ce sont des leaders capables de dynamiser, motiver et organiser de manière efficace leurs équipes, mais aussi de prendre les bonnes décisions, même sous pression. Ils permettent de faire le lien entre l’ensemble des salariés et veillent à ce que tous puissent exploiter au mieux leur potentiel pour le bien de l’organisation.

Il arrive que certains managers ne se montrent pas à la hauteur de leur rang : déconnectés de la réalité. Souvent, les entreprises attribuent un titre et un statut à certains salariés sans même être assuré de leur capacité à mener des équipes.

Pour être efficace, commencez d’abords par éviter les erreurs de management et leadership les plus courantes.

Voici 8 signes qui montrent que vous êtes sur la mauvaise voie :

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1. Incapacité à communiquer

Si vous ne savez pas communiquer de manière efficace avec vos collaborateurs, vous ne pouvez pas prétendre à diriger une équipe. C’est aussi simple que ça. Vous devez être à l’aise lorsque vous vous adressez à eux individuellement, mais aussi en groupe. Si vous ne montrez pas suffisamment d’assurance quand vous prenez la parole, ils n’auront pas toute confiance en vous et seront donc moins à même de vous obéir et de faire des efforts supplémentaires pour vous aider.

Pour éviter d’être un mauvais boss, montrez une certaine sensibilité lorsque vous discutez de problèmes personnels. En tant que chef, c’est à votre porte que les salariés qui rencontrent des problèmes, que ce soit au travail ou chez eux, viendront frapper en premier. Vous devez donc faire preuve d’empathie et de compréhension, et être capable de les soutenir lorsqu’ils traversent une période difficile.

2. Une vraie tombe

Lorsque l’on est chef, il y a certaines informations que l’on ne peut partager avec les autres membres de l'entreprise. Mais si vous vous montrez trop secret, vos équipes auront du mal à vous faire confiance et à vous respecter.

Ainsi, chaque fois que c’est possible, tenez informés à la fois les membres de votre équipe et l’organisation dans son ensemble. Vos collaborateurs sauront apprécier votre effort de transparence et n’auront pas la possibilité de colporter de rumeurs embarrassantes.

3. Une décision différente pour une même situation

L’incohérence et l’irrégularité dans la prise de décision sont typiques des mauvais boss. Si vous ne réagissez pas toujours de la même manière à une même situation, selon l’humeur du moment ou simplement en raison d’une nouvelle lubie, vos collaborateurs auront bien du mal à vous prendre au sérieux. Ce qu’ils veulent, c’est un chef cohérent dans sa manière d’agir, un système de management suffisamment bien structuré. Par conséquent, vous vous devez de mettre en place des politiques et méthodes précises et de les respecter en tout temps afin de garantir à tous un traitement juste et équitable. Bien évidemment, si l’un d’entre eux produit un résultat négatif, procédez à des changements, mais expliquez-en la raison à votre équipe.

4. Le mérite pour soi, les critiques pour les autres

On sait tout de suite que l’on a affaire à un mauvais boss lorsqu’il ou elle s’attribue tout le mérite de la réussite de l’équipe, mais s’arrange pour reporter les critiques sur les autres lorsque les résultats sont moins satisfaisants. Quand on est à la tête d’une équipe, on se doit de garder sa ligne de conduite en toutes circonstances. C’est vous qui êtes responsable des résultats tant individuels que collectifs de ceux dont vous êtes le supérieur : ne rejetez jamais la responsabilité des échecs sur quiconque.

Si vous tentez de vous glorifier de la précieuse contribution de l’un des membres de votre équipe, vous vous trouverez rapidement sur un terrain glissant. Témoins de votre participation et de votre comportement, vos collaborateurs vous considéreront comme un « ingrat », et cela pourrait avoir un impact négatif sur le développement de bonnes relations de travail.

5. Un penchant pour le micro-management

Si vous offrez un poste à un salarié possédant les compétences et ressources nécessaires pour réussir, laissez-le travailler comme bon lui semble. Il n’y a rien de pire qu'un manager qui passe son temps à surveiller les membres de son équipe et à scruter le moindre de leurs faits et gestes tout en donnant des ordres à longueur de journée.

Pensez à accorder une certaine autonomie à vos collaborateurs pour qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes. Si vous n’avez pas confiance en leur capacité à mener à bien leur mission, réservez-la à quelqu’un d’autre, mieux encore éviter de les embaucher ! Soyez un macro-manager plutôt qu’un micro-manager.

6. Des demandes au-delà du raisonnable

Afin d’éviter d’agir en mauvais boss, définissez des attentes et objectifs réalistes pour vos collaborateurs. Vous ne pouvez pas attendre d’eux qu’ils arrivent tôt le matin, partent tard le soir et travaillent pendant leur pause déjeuner. De même, vous ne pouvez pas annuler leurs congés annuels à la dernière minute : votre relation avec eux deviendrait à coup sûr conflictuelle, et il serait alors de plus en plus difficile d’optimiser leur productivité. En tant que chef, vous ne pouvez pas demander à quelqu’un de travailler sur un projet auquel vous-même, dans la même situation, ne seriez pas préparé.

7. Une véritable star

Peut-être êtes-vous persuadé que les membres de votre équipe adorent votre art de la mise en scène, prennent plaisir à lire vos e-mails un peu décalés sur des sujets triviaux et sont à l’affût de la moindre de vos plaisanteries. Pourtant, il y a des chances que ce soit le contraire : personne ne respecte jamais un boss trop léger frisant la bêtise. La frontière est mince entre parvenir à créer un environnement positif sur le lieu de travail et agacer ses collaborateurs. Il faut avoir un certain recul sur soi pour rester du bon côté.

8. Coupable de favoritisme

Un mauvais boss a généralement une tendance au favoritisme, même parfois au népotisme, et ne traite pas tous les membres de son équipe de la même manière. Voilà l’un des moyens les plus simples et les plus rapides pour vous décrédibiliser. Quoi qu’il arrive, veillez à ce que tous soient égaux sous votre autorité et en aient bien conscience, et soyez justes en donnant à tous les mêmes possibilités d’exploiter au mieux leur potentiel. Certes, vous aurez toujours une préférence pour tel ou tel collaborateur, mais votre mission consiste à gérer efficacement une équipe, et non à vous faire des amis.

 

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